"Not All that Jazz"

Compte-rendu Heads of State, 29 juin 2015 @ Gesù…

In Compte-rendu on 20 décembre 2015 at

Après une panoplie de concerts intenses, nous avions rendez-vous avec un certain calme au Gesù pour la prestation du collectif Heads of State.

Après la jeunesse de Christian Scott, c’est tout un clash qui nous attendait avec les vétérans formant le quartet Heads of State. Formé à l’origine pour un hommage au pianiste McCoy Tyner au club Smoke de New York, les membres décidèrent de pousser l’aventure un peu plus loin, d’enregistrer un disque et de partir en tournée.

Heads of State, 29 juin, Gesù, 22h30

On retrouvait sur scène Larry Willis au piano, Buster Williams à la contrebasse, Al Foster à la batterie et Gary Bartz au saxophone alto et saxophone ténor. On parle ici de musiciens à la feuille de route exemplaire remontant au début des années 60. Des légendes en soi.

Je me rendais tout de même au Gesù avec un certain scepticisme, puisque l’album Search for Peace (Smoke Sessions, 2015) ne m’avait pas emballé plus qu’il ne faut. La matière du concert tournait autour de l’album. Nous avons ainsi eu droit à 6 morceaux, dont le standard I Wish I Knew, les compositions Passion Dance et Search for Peace de McCoy Tyner, Impressions de John Coltrane et Uncle Bubba de Gary Bartz à la mélodie anguleuse en l’honneur de Thelonious Monk.

Dans l’ensemble, ce fut un concert relativement sobre, sans grands éclats, plutôt mid-tempo. L’ensemble palit en comparaison des autres l’ayant précédé durant ma semaine. C’est un jazz post-bop très propre, bien mené suivant l’ABC du style. Ouverture en quartet, solo de saxophone, solo de piano, intermède de contrebasse, retour en quartet, finale. Il y aura tout de même deux-trois bons solos, dont celui de Buster Williams sur Uncle Bubba, et celui de Larry Willis sur Impressions. Je pense que Williams fut mon musicien préféré du quartet. Il n’en disait pas trop, mais juste à point, précis groove. Willis joue bien pour sa part, avec une excellente main droite dans des allures d’Oliver Jones. Bartz ne peut plus souffler comme à ses bonnes années, surtout à l’alto, mais une fois réchauffé, il peut encore aller chercher l’attention du public. Il semble être le leader du quartet. Foster garde le rythme dans un style économique, mais efficace.

Voilà un jazz assez classique qui fait taper du pied, sans emporter notre plein enthousiasme. C’était tout de même agréable, mais j’aurais préféré être ailleurs, genre à GoGo Penguin…

-Maxime Bouchard

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