"Not All that Jazz"

En bref, quelques albums en journal d’écoute…

In Journal d'écoute/Critique de disque on 9 décembre 2011 at

Mes commentaires sur les trois albums suivants, des 4 étoiles !

Nicolas Jaar, Space is Only Noise

Wayne Shorter, The Soothsayer

Boom Box, Jazz

Nicolas Jaar, Space is Only Noise, Circus Company, 2011; ****

Un ami m’a prêté cet album il y a quelques jours…classé dans « électronique » voilà un bel objet envoutant dans lequel on pénètre pour y sortir une fois le disque terminé. Jaar, jeune vingtaine, se dit amateur de Satie, Dave Brubeck, Keith Jarrett et Ricardo Villalobos. Les pièces se fondent afin de créer un périble sonore où la voix, le piano, le beat parfois bien groovy, le sampling, rendent l’expérience auditive très agréable et « catchy ». Je suis loin d’être un connaisseur du genre, mais ce disque mérite une écoute de quiconque s’intéresse à la musique en général.

Wayne Shorter, The Soothsayer, Blue Note, 1965; ****

Album enregistré en 1965 n’étant paru seulement dans les années 70…bizarre, car la qualité du jeu est là, les mélodies sont soignées et elles restent dans la tête. Il y a toujours un bon groove, dans un hard-bop modal bien de son temps. Il n’y a peut-être pas de gros tubes à la Speak No Evil, mais l’énergie du groupe et le remastering de Rudy Van Gelder placent ce disque dans les bons de la discographie de Shorter. Avec James Spaulding, Freddie Hubbard, McCoy Tyner, Ron Carter, Tony Williams…

Notez qu’il sera à Montréal le 29 juin 2012 avec son quartet au Théâtre Maisonneuve (j’ai déjà mes billets, première rangée !)

Boom Box, Jazz, Jazzwerkstatt, 2011; ****

Agréable surprise que cet album en trio de type free-jazz, mais un free-jazz pas très violent ou hystérique, mais plus proche de ce que pouvait faire un Ornette Coleman dans le temps. Il y a quelque chose de délicat et qui swing ici. Des longs morceaux, totalement improvisés, où le jeu d’ensemble prédomine sur les solos. Ça « bounce » en masse, le son du saxophone étant feutré par moment, ou suggérant les avenues empruntées par Albert Ayler et Frank Wright. Avec Thomas Borgmann aux sax, Akira Ando à la contrebasse et Willi Kellers à la batterie.

-MB.

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