"Not All that Jazz"

En bref, quelques albums en journal d’écoute…

In Journal d'écoute/Critique de disque on 6 décembre 2011 at

Kieran Hebden, Steve Reid, Mats Gustafsson, Live at the South Bank

Peloton, The Early Years

Jason Adasiewicz’s Sun Room, Spacer

Kieran Hebden, Steve Reid, Mats Gustafsson, Live at the South Bank , Smalltown Superjazz, 2011; ****

Oh la la, sans contredit l’un des albums les plus lourd et puissant écouté cette année. La batterie d’enfer du légendaire Steve Reid (décédé en avril 2010) se joint à l’électronique de Kieran Hebden (Four Tet) dans des progressions lentes avant des sommets d’intensité. Le saxophone criard de Mats Gustafsson ajoute un discours aigu à cette musique du diable très rythmée, répétitive, groovy, décadente…6 titres enregistrés en concert au Queen Elizabeth Hall de Londres en 2009, un album double où les atmosphères s’étirent afin d’explorer le coté sombre, rageur, anarchique de l’art musical. Un power trio du tonnerre dont les indignés auraient du s’inspirer. Ce n’est vraiment pas pour tout le monde…attention très épicé…

*entrevue avec Kieran Hebden et Mats Gustafsson dans le Fader magazine…

Peloton, The Early Years, Parallell, 2011; ***1/2

2e album de cette formation norvégienne d’électro-acoustique nous offrant un jazz parfois très synthétique à la limite du ambient par moment. J’ai même pensé à Blade Runner en écoutant cet album ou à Boards of Canada. Il y a des cuivres et de l’improvisation, l’enrobage étant mid-tempo. Chacune des compositions possède ses propres références et structures, c’est très varié avec quelques pointes de bon sax…

Jason Adasiewicz’s Sun Room, Spacer, Delmark, 2011: ****1/2

Le trio Sun Room du superbe vibraphoniste Jason Adasiewicz réunit Mike Reed à la batterie et Nate McBride à la contrebasse. Spacer est le deuxième album du trio, après l’excellent Sun Rooms (Delmark, 2010). La recette est ici là même, elle goûte toujours aussi bon ! Le vibraphone est littéralement devant ici, c’est le moteur, tel un piano. Les pièces peuvent paraître simpliste à la première écoute, mais il n’en est rien. La capacité mélodique d’Adasiewicz est toujours au rendez-vous, de même que sa technique presque sans failles entre attaque, « lead » ou accompagnement.  La musique est joyeuse, rêveuse, rebondissante, chambrée, post-bop de luxe. Le support rythmique est bien balancé, la contrebasse de McBride inventive, un peu blues, un peu free, tandis que Reed n’exagère en rien sa force de frappe. L’énergie bien tempérée des trois musiciens, la créativité brute et la couleur des compositions,  font de ce disque un must have !

-MB.

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