Robin Jessome Quintet, For Whatever Reason, Indépendant, 2011; ***1/2
Bon album du tromboniste canadien basé à Toronto Robin Jessome. Dans un enrobage de post-bop intelligent, le groupe s’aventure parfois dans l’improvisation débridée sans jamais trop sortir vers le free. Ça swing, c’est bien écrit, il y a une agréable tension se dégageant des instruments, des zones d’ombre étant projetées sur la partition. Les mélodies ont juste ce qu’il faut afin de retenir l’attention. Parfois, les influences d’Ornette Coleman et de John Coltrane se font ressentir. Le rythme est assez up-tempo, sans tomber dans le gros hard-bop rapide. C’est plus nuancé et délicat avec du très bon jeu d’ensemble, le piano privilégiant le caractère abstrait par moment. Il y a aura de bons dialogues entre le trombone au son chaud et le saxophone un peu plus froid, tandis que la contrebasse enrobera le tout de sa pulsation groovy. Voilà un des bons disques canadiens de 2011. À découvrir pour la belle balance entre rythme, improvisation, intelligence et le côté mélodique des compositions ambrées accessibles, mais juste assez exigeantes.
avec:
Robin Jessome, trombone
Gordon Hyland, sax ténor
Mark Godfrey, contrebasse
Mark Segger, batterie
Tom Van Seters, piano.
liste des pistes:
Powderkeg, For Whaterver Reason, Mobius, Too Many Questions, Vagabon, I’ll Wear Rose, Neither Side Can Win (Part I), Neither Side Can Win (Part II), A True Story.
-MB
